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Comprendre la résistance à l’insuline : Ce phénomène sur lequel vous avez du pouvoir !
On entend souvent parler de résistance à l’insuline lorsqu’il est question de prédiabète ou de diabète de type 2. Pourtant, peu de gens savent réellement ce que cela signifie, comment cela s’installe dans le corps et, surtout, comment on peut agir dessus.
En tant que nutritionniste-diététiste, mon but est de simplifier la science pour vous aider à mieux comprendre ce que vous mangez. Aujourd’hui, on démystifie ensemble ce mécanisme clé de notre santé métabolique.
1. Le fonctionnement de base : L’insuline, notre alliée
Avant de parler de « résistance », rappelons comment notre corps fonctionne normalement. Tout être humain a besoin de glucides (les sucres). C’est l’essence de notre moteur : ils permettent à nos organes, à notre cerveau, à nos globules rouges et à nos millions de cellules de fonctionner.
Dès que nous mangeons des glucides (fruits, produits céréaliers, produits laitiers, légumineuses, sucreries), notre pancréas sécrète une hormone : l’insuline.
- Imaginez l’insuline comme une clé.
- Chaque clé se lie à une molécule de glucose (sucre) dans le sang.
- Ensemble, elles ouvrent la porte de nos millions de cellules pour y faire entrer le carburant. Ainsi, les cellules sont nourries et ont l’énergie nécessaire pour fonctionner.
2. Quand la « piscine » commence à déborder[1]
Le problème peut survenir lorsque nous consommons des glucides et/ou des calories de façon excessive par rapport à nos besoins réels, et ce, de manière répétée.
Prenons l’exemple d’un repas riche en glucides: une grosse assiette de spaghetti, accompagnée de pain baguette, conclue par un morceau de gâteau au chocolat. Le pancréas doit produire une dose massive d’insuline pour gérer cet afflux de glucides.
Manger plus qu’à l’habitude est un phénomène normal et humain. Mais si ce scénario se répète à plusieurs reprises par jour, par semaine et ce pendant des mois, voire des années :
- Vos cellules sont déjà « nourries » et n’ont plus besoin d’énergie.
- L’excédent va vers vos réserves (foie et muscles).
- Une fois ces réserves pleines, le sucre reste stagnant dans le sang.
- Le pancréas, paniqué, produit encore plus d’insuline pour essayer de forcer l’entrée, normaliser le taux de sucre.
- Sur du long terme, le pancréas s’épuise de produire autant d’insuline…
Il se peut aussi que votre alimentation ne soit pas riches en glucides mais riche en protéines et/ou en lipides (gras). Ainsi, des apports caloriques supérieurs à vos besoins, de façon répétée et chronique, vous met plus à risque de prendre du poids. Ce gain de poids, surtout s’il se retrouve au niveau de votre bedaine, augmente aussi la quantité de graisse autour de chacun de vos millions de cellules et :
- L’insuline se lie aux molécules de sucre dans le sang.
- L’insuline (la clé) n’est pas capable de rentrer dans les cellules étant donné que le pourtour de vos cellules sont graisseuses. Tout comme une serrure huilée, la clé tourne dans le vide et le sucre stagne dans le sang.
- Le pancréas, paniqué, produit encore plus d’insuline pour normaliser le taux de sucre sanguin
Dans les deux situations, pendant une certaine période, le taux de sucre restera normal dans le sang car le pancréas travaillera très fort pour produire plus d’insuline.
Toutefois, tranquillement, la résistance à l’insuline s’installe…
Après un certain temps, l’efficacité de l’insuline s’épuise et voilà qu’apparaît le prédiabète ou le diabète de type 2 et que votre médecin vous annonce que votre taux de sucre est anormalement élevé.
3. Comment savoir si on est résistant à l’insuline ?
Malheureusement, le dosage de l’insuline dans le sang (l’insulinémie) n’est pas effectué de routine en clinique ; il est surtout utilisé en recherche ou dans certains situations médicales particulières.
Toutefois, certaines études préliminaires ont démontré que les personnes qui présentaient une glycémie à jeun normale mais un taux de HbA1c (moyenne des glycémies sur 3 mois) supérieur à 5,9 %, avaient huit fois plus de risque de développer un diabète de type 2 dans les quatre années suivantes que celles dont le taux de HbA1c était moins de 5,7 %.[2] Alors, si vous avez un médecin préventionniste, il est fort probable qu’il vous parle de mieux bouger, mieux vous alimenter avant même que la maladie se pointe le bout du nez!
De plus, plusieurs études ont démontré qu’un indice de masse corporelle élevée ( le fameux IMC) et/ou un tour de taille élevé sont de forts prédicateurs de la résistance à l’insuline. Attention! Toutes les personnes en surpoids ou en situation d’obésité obèses ne deviendront pas nécessairement résistants à l’insuline. En effet, 60% de la population québécoise vit avec une surcharge pondérale[3] mais seulement 10% de population vit avec le diabète de type 2.
4. Les causes : Ce que l’on contrôle (et ce qu’on ne contrôle pas)
Il existe des facteurs sur lesquels nous n’avons aucun pouvoir :
- L’âge : Le risque augmente en vieillissant.
- La génétique : Les antécédents familiaux jouent un rôle.
- L’ethnie : Certaines populations (asiatiques, africaines, autochtones, hispanophones) ont une prédisposition génétique plus élevée.
- Les antécédents personnels et familiaux.
La bonne nouvelle ? Il existe des facteurs modifiables sur lesquels vous avez un immense pouvoir :
- L’activité physique : Bouger rend votre insuline beaucoup plus efficace et vide vos réserves de glucose.
- L’alimentation : Choisir le bon type et la bonne quantité de glucides, favoriser des aliments sains et peu transformés et manger selon ses besoins sont des stratégies essentielles.
- Les habitudes de vie : La gestion du cholestérol, de l’hypertension, de l’apnée du sommeil, ainsi que la réduction du tabac ou de l’alcool sont autant de leviers pour améliorer votre sensibilité à l’insuline.
Conclusion : Vous êtes le leader de votre santé
La résistance à l’insuline n’est pas une fatalité ni un phénomène biochimique complexe sur lequel vous n’avez aucun pouvoir. En adoptant de meilleures habitudes alimentaires et sportives, il est possible de changer le cours des choses.
Vous voulez passer à l’action ? Pour vous aider, j’ai préparé des outils que vous pouvez procurer dès maintenant!
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N’oubliez pas : comprendre ce que l’on mange, c’est le premier pas pour vivre en meilleure santé !
Si vous ressentez le besoin d’être guidé dans l’adoption de meilleures habitudes alimentaires, prenez rendez-vous sans tarder pour votre rencontre nutritionnelle personnalisée en cliquant ici.
[1] Center for Disease Control and Prevention, About Insuline Resistance and Type 2 Diabetes, About Insulin Resistance and Type 2 Diabetes | Diabetes | CDC, 15 mai 2024, consultee le 10 mars 2026
[2] Dr Martin Juneau, La résistance à l’insuline : une conséquence dangereuse à l’excès de poids, Institut de cardiologie de Montréal, 19 mars 2018, La résistance à l’insuline, une conséquence dangereuse de l’excès de poids | Observatoire de la prévention de l’Institut de Cardiologie de Montréal, consultée le 10 mars 2026
[3] Ministère de la Santé et des services sociaux, Statistique de santé et de bien-être selon le sexe, Surplus de poids – Statistiques de santé et de bien être selon le sexe – Tout le Québec – Professionnels de la santé – MSSS, 25 août 2025, consultée le 10 mars 2026
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