
Prédiabète : Que signifie réellement « faire attention à son alimentation » ?
3 mars 2026
Comprendre la résistance à l’insuline : Ce phénomène sur lequel vous avez du pouvoir !
31 mars 2026T’es chanceuse d’être nutritionniste! Vraiment?
Depuis l’âge de 14 ans, je savais que je voulais devenir nutritionniste. Déjà à cette époque, le pouvoir des aliments me fascinait déjà. Pourtant, si j’avais su ce qui m’attendait réellement sur le marché du travail, j’aurais peut-être hésité à choisir cette voie.
Aujourd’hui, sans aucun regret mais avec une dose de réalisme nécessaire, je vous partage les quatre réalités brutales du métier de nutritionniste que les bancs d’école ne nous enseignent pas et que peu de mes clients sont conscients.
1. La nutrition ne se résume pas à la gestion du poids
À l’université, sur un baccalauréat de près de quatre ans, nous n’avons eu qu’un seul cours dédié à la gestion du poids. Pourtant, une fois en pratique privée, c’est la demande numéro un des clients.
J’ai rapidement réalisé que pour le public, la nutrition est quasi exclusivement associée à l’esthétique : perdre du gras, prendre du muscle, définir ses abdos. C’est un choc quand on sait que manger est une science bien plus profonde que le simple contrôle d’un chiffre sur la balance.
Au-delà des idées reçues, nos études universitaires nous révèlent la complexité de notre biologie et celle de la nutrition :
- Les protéines ne servent pas qu’aux muscles ; elles sont les bâtisseuses de nos hormones, de nos globules blancs et de la santé de notre peau.
- La vitamine K, loin d’être un simple atout « minceur » des légumes verts, est le pilier de la coagulation sanguine.
- Le potassium , présent dans les légumineuses, ne joue pas qu’un rôle de coupe-faim ; il est le moteur vital de chaque battement de notre cœur.
2. Le combat contre la désinformation numérique
Nous vivons à l’ère des réseaux sociaux où n’importe qui peut s’improviser expert en nutrition, nutrithérapeute après une formation d’un week-end.
Il est frustrant de voir des influenceurs, souvent soutenus par d’énormes budgets marketing, promouvoir de messages sur la nutrition non fondés et pouvant même porter préjudice sur la santé! Le plus frustrant : En tant que professionnelle, je me suis souvent retrouvée confrontée à des patients qui remettaient en doute mes années d’études à cause d’une publication lue sur Instagram. Pire encore : Des clients qui me rencontrent car plus aucun soi-disant expert en nutrition ne savait quoi faire de leur situation!
À quoi bon faire une formation universitaire, plus de 1400 heures de stage, de la formation continue obligatoire si l’expérience personnelle d’un inconnu a plus de poids que la science ? Encore une fois, on oublie trop souvent que la nutrition est une partie intégrante des soins en médecine…
Vu que nous mangeons plusieurs fois par jour, nous banalisons trop souvent l’acte alimentaire…
3. L'absence cruciale de psychologie dans la formation
C’est sans doute le plus grand manque : nous n’avons aucun cours de psychologie au baccalauréat en nutrition! Je mens : J’ai eu un cours, à option, sur la psychologie du vieillissement, que j’avais volontairement choisi. 😉
Pourtant, en clinique, nous ne traitons pas des robots ou des manuscrits, mais des êtres humains. Les choix alimentaires sont influencés par plus de 100 facteurs : santé mentale, précarité financière, stress parental, etc. J’ai dû apprendre « sur le tas » à naviguer entre les émotions et les réalités sociales de mes patients, me demandant parfois si ce n’était pas d’un psychologue ou d’un travailleur social dont ils avaient le plus besoin.
Au-delà des connaissances nutritionnelles, les comportements alimentaires que nous faisons sont influencés par nos pensées, nos croyances, notre attitude, nos émotions, tous des comportements étroitement reliés à la psychologie du comportement. Savoir c’est une chose, le mettre en pratique, tout autre!
4. Un système de santé qui mise trop peu sur la prévention
En sortant de l’école, je rêvais de collaboration multidisciplinaire en milieu hospitalier. La réalité est plus sombre : on nous appelle souvent uniquement pour « éteindre des feux », dans les cas urgents.
Le manque de prévention, notamment pour des conditions comme le prédiabète (souvent ignoré jusqu’à ce qu’il devienne un diabète de type 2), est une lacune majeure de notre système de santé qui m’affecte encore aujourd’hui. Et même chez les personnes vivant avec le diabète, encore trop d’individus sont laissés à eux-mêmes avec la maladie et les pilules prescrites.
Encore à ce jour, je ne compte plus le nombre de clients que je rencontre, sur une base régulière, qui n’ont jamais rencontré de nutritionniste malgré de nombreux problèmes de santé, étroitement reliés au mode de vie (dyslipidémies, foie gras, hypertension artérielle, hypertension, tour de taille élevé).
Pourquoi je continue malgré tout ?
Malgré les doutes et les incertitudes, ma conviction reste inébranlable : les nutritionnistes sont les seuls professionnels de la santé à étudier l’impact des aliments sur le corps humain pendant près de quatre ans. Aucun autre professionnel de la santé, ni les influenceurs, ni les diètes de l’heure et encore moins l’intelligence artificielle ne peuvent remplacer cette expertise globale.
Je sais aujourd’hui que je fais une différence réelle dans la vie des gens que j’accompagne. Mon parcours m’a appris la persévérance et a renforcé ma mission de transformer des vies, une assiette à la fois, pour un meilleur contrôle de votre taux de sucre sanguin!
Besoin d’être guidé?

Menu gratuit
Téléchargez mon menu gratuit pour diminuer votre charge mentale d'un cran.

Prenez rendez-vous
Prenez rendez-vous avec une nutritionniste spécialisée en prédiabète pour un accompagnement personnalisé.
Articles similaires



